Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Tagada Tsoin Tsoin


Bref, j'apprends le coréen

Publié par Tatie Danièle sur 9 Octobre 2018, 10:58am

Catégories : #Corée du Sud, #Langue, #Apprentissage, #Cours municipaux de la mairie de Paris, #Coréen, #Hangeul

 

Depuis que j'ai décidé de me mettre au coréen, je me demande parfois ce qu'une Ajumma* comme moi est allée faire dans cette galère.

 

J'ai toujours aimé les langues. Enfin pas toutes. Au collège, j'ai par exemple choisi l'italien en seconde langue à la place de l'espagnol car j'aimais sa chaleur et la façon dont les mots sonnaient à mes oreilles. Et puis je me suis promis un jour d'apprendre la langue des signes parce qu'elle est très expressive et qu'elle a une beauté qui me touche**.

 

J'aime les langues, j'aime apprendre, j'aime la Corée, alors je me suis dit : "Hop hop hop ! Inscris-toi à un cours de coréen!"... Je n'ai pas été déçue du voyage !

 

 

Le coréen, c'est beau, mais c'est chaud

 

J’avais déjà regardé des films coréens auparavant sans prêter attention à la mélodie de la langue. Je restais concentrée sur l'action et les sous-titres. En revanche, quand je suis passée aux kdramas, j’ai commencé à "écouter" le coréen et c’est à ce moment-là que la magie a opéré. Presque logique quand on apprend que les Coréens seraient surnommés les "Italiens de l'Asie", selon la journaliste spécialisée Jennifer Rousse-Marquet.

Apprendre le coréen, c'est dur au début et un peu frustrant parce que tout est nouveau. Tout paraît compliqué (à part l'alphabet, assez simple à apprendre). Ta langue bute pour prononcer certains mots, ton oreille ne semble pas être en mesure de distinguer les sons entre eux et c'est une seule pagaille sous ton crâne.

Les premières semaines, réviser les cours le soir me donnait la migraine. Au sens propre : au bout d'un quart d'heure j'étais prise de vertiges !

 

Je crois qu'une fois entré dans le monde du travail, on oublie que l'apprentissage est un processus qui requiert du temps, de la patience et de l'assiduité. Il faut donc réapprendre à gérer sa frustration. Admettre qu'en tant que débutant, on ne pourra pas communiquer normalement car on est limité par notre manque de vocabulaire et notre lente assimilation des règles de grammaire. 

 

Dans le cas contraire, ça devient effectivement une souffrance et des "mais quelle mouche m'a piquée ?" sans fin. De fait, beaucoup des mes camarades ont abandonné en cours de route. C’est souvent le cas avec les cours du soir parce qu'on arrive rincé après une journée de travail, qu'il y a parfois des devoirs et qu'on est noté (comme à l'école !!!). Et même si tu arrives à suivre régulièrement les cours, pour progresser, il faut encore trouver le moyen de travailler un peu à la maison.

 

Donc oui, c'est chaud, oui, quand je suis fatiguée ou que je cours après le temps, je me demande pourquoi je m'inflige ça. Mais on comprend beaucoup d’un pays à travers sa langue et j'ai vraiment passé une année passionnante et stimulante. 

 

Bref, je continue d'apprendre le coréen.

 

 

* Ajumma : en coréen ce terme désigne "une femme, mariée, et mère". (Dictionnaire insolite de la Corée du Sud). Une "Madame", quoi. Une fois qu'elle atteint la quarantaine, comme elle n'est plus obligée de faire la belle, elle adopte un look ultra décontracté, devient brusque (surtout quand elle repère une place assise dans le métro) et bruyante.  

 

** Le clip de Sia "Soon we'll be found" est un chef d'oeuvre.

 

Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents