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Vieille et Aigrie

"Vous ne la connaissez pas, mais elle vous déteste déjà"


La femme : une guenon comme les autres ?

Publié par vieille-et-aigrie.over-blog.com sur 4 Mars 2010, 22:17pm

Catégories : #Les mystères de la vie, #lisabeth Badinter, #maternité, #allaitement, #guenon, #féminisme

guenon

 

On ne veut pas te stresser mais il va falloir te positionner très vite. Et je te préviens de suite, aucune échappatoire ne sera tolérée.

C’est LA question qui tourne dans les soirées intellos (et les beuveries entre potes aussi, oui) depuis la publication de l’essai d'Elisabeth Badinter : "Le conflit, la femme et la mère" (Flammarion). On n'a pas eu le temps de le lire mais ce n'est pas ça qui va nous empêcher de donner notre avis, pas vrai ?

Dans cet essai, la philosophe pousse un coup de gueule contre les femmes entièrement dévouées à leur mômes. Ce comportement déviant, digne d'une guenon de bas étage, met en péril la place de nous autres, femelles, dans la société. Ce n'est pas de nous, c'est Elisabeth qui l'a dit (et comme tu le sais, c'est ç'ui qui l'dit, qui y est). Ici, on ne fait que répéter - et déformer au passage - les pensées de cet esprit éclairé, mais grosso modo, c'est l'idée. Allaiter son môme "à la demande", c'est adopter un comportement de chimpanzé.

Ya de quoi avaler son bretzel de travers, non ?

On a du poil aux pattes, c'est vrai, on a tendance à se chercher des poux entre nous, c'est vrai aussi, les bananes, on est fan, mais de là à se faire traiter de guenon, il y a un monde.

Mais qu'à cela ne tienne : animée d'une sainte colère ("Elles ont toujours un train de retard, ces pintades : laissons la dictature de la mère parfaite aux guenons, zut" ) Badinter s'en va -t-en guerre contre la maternité écolo. Si on est à 100 % derrière elle contre les couches lavables (si si, on aime notre planète mais pas à ce point), on ne comprend pas cette phobie de l'allaitement.

Pourquoi irais-tu gaver ton bébé de lait chinois aromatisé à la mélanine, alors que tu es équipée pour le nourrir ? Il t'a donné nausée et varices, il t'a détendu la peau du ventre et déchiré de l'intérieur et après ça, tu irais sacrifier la chair de ta chair sur l'autel de la lutte contre la domination masculine ?

Les mecs sont tous des pourris, ok, mais se venger sur plus petit que soi, c'est nul.

On la critiquouille un poil, la Mère Badinter mais c’est typiquement un point de vue qu’aurait pu adopter une Tatie Danièle.

Il m’est arrivé, en bonne aigrie que je suis d’avoir pensé très fort, la tête emplie des mugissements sataniques d’un stroumph rouge de colère : "Ayez pitié de cet enfant et abrégez ses souffrances, vite !"

Le vrai problème quand on met des mômes au monde, ce n’est pas tant qu’ils menacent de nous phagocyter le cerveau (après tout, on est quand même plus grands, plus forts et plus vicieux qu’eux), mais plutôt qu’ils s’expriment de la naissance jusqu’à l’adolescence avec un niveau sonore supérieur aux normes réglementaires. Il est pourtant de notoriété publique qu' une requête calmement formulée a plus de chance de trouver un écho favorable.

"Mère, t’agréerait-il de ramasser la couverture immonde et malodorante qui me procure un réconfort psychologique incomparable ? Je l’ai laissée tomber par mégarde sur la chaussée et j’en suis fort contrarié" (un petit "ouin" distingué est toléré).
Ou :
"Papa, ce ton dictatorial me navre. J’ai 13 ans et les hormones en ébullition, je veux donc et j'exige que mon couvre-feu de 22H soit repoussé afin de pouvoir profiter pleinement de ma soirée dansante" (un petit « ouaich gros », pour ponctuer cette déclaration ajouterait un cachet exotique des plus sympathiques)

Notre amie Elisabeth badinter n'a fait qu'effleurer le problème. Mais Dieu merci, Vieille et Aigrie est là. Et en jusqu'au-boutistes qui se respectent, on a la solution radicale.

Il faut revenir à la racine du mal : le sexe.

C'est le sexe qui nous mène à l’esclavage maternel, n'est-ce pas Elisabeth ? Donc serrons les cuisses. Parce qu'entre nous, les guenons de notre connaissance ne sont pas des mères de famille aspirant à la perfection mais des pétasses, qui se baladent mamelles au vent, pour achalander le passant.

Aussi, moi j'dis, mes soeurs, abstinons-nous !

 

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Elisa di Gabonifacci 17/03/2010 09:42


Oui, OUi!
Deux choses.
Comme il l'a été si bien dit par plusieurs journalistes Madame Badinter est actionnaire de publicis qui n'hésite pas à renvoyer la femme à un statut de pondeuse aide-ménagère dans de nombreuses
pubs tv.
Enfin Madame l'aigri, je comprends votre sens des valeurs mais quand même la solution est plutôt RADICALE pour vous. "Serrer les cuisses". Non Non je ne suis pas d'accord. Oui à l'aigritude et ses
remèdes : le chocolat ou une belle partie de jambes en l'air avec un étalon qui sait y faire. Ce qui nous distingue, en effet, de ces guenons décrites par Madame Badinter, c'est le choix.La femmes
d'aujourd'hui a la possibilité d'écarter ses jolies cuisses avec de nombreux moyens de contraceptions qui l'empêcheront, un, de tomber malade, deux, de se transformer, par hasard, en une espèce de
femelle allaitante.


Tatie Danièle 17/03/2010 18:39


Chère Elisa,
nous avons tous vu clair dans le jeu de Madame B. J'ai presque pitié d'elle tiens. Sinon, vous avez tout à fait raison : Vive le libre arbitre. Bon en ce qui me concerne, je vais peut etre quand
même serrer les cuisses ( vu que je ne retrouve plus la clef de ma ceinture de chasteté) en mangeant du chocolat ( meilleur
ami de la femme après les vampires ) et si vous tombez sur une étalon qui sait y faire ( pas gagné vu qu'ils ne courent pas
les rues, hein ) ouvrez les cuisses pour deux !! des bisous


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